Programme national des travaux d'infrastructure
Les discussions sont sur la bonne voie

 

par Claude Fugère

Les discussions entre Québec et Ottawa pour la suite du Programme national des infrastructures sont sur les derniers milles, et une entente devrait être annoncée en avril.

Le 27 décembre dernier, le gouvernement fédéral a proposé aux provinces de prolonger d'un an le programme en y consacrant 425 millions $ additionnels. Ottawa estime que cette somme ajoutée à la participation financière des provinces et des municipalités pourrait générer des investissements de 1,8 milliard $ pour la réfection des infrastructures. "Depuis l'été dernier, nos partenaires ont exprimé le désir de poursuivre le programme des travaux d'infrastructure, mais ils ont manifesté en même temps leurs préoccupations devant la situation budgétaire que nous devons tous affronter. Notre proposition tient compte de cette réalité", a déclaré le ministre Marcel Massé.

Le gouvernement fédéral évalue à 2500 le nombre de nouveaux projets qui pourraient ainsi être réalisés, tout en créant entre 15 000 et 20 000 emplois dans la construction et les secteurs connexes.

Des ententes sont déjà signées avec quelques provinces. D'autres sont prévues pour les prochaines semaines. "Ce n'est pas encore réglé, il y a encore des négociations", dit Louise Accolas, l'attachée de presse du ministre des Transports, Jacques Brassard. Lors des premières discussions en janvier, Québec souhaitait qu'une plus grande part du programme soit consacrée à la réfection des routes provinciales. "On tient à garder les municipalités dans le programme", dit Jean Lapierre, l'attaché de presse du président du Conseil du Trésor, Marcel Massé. "Notre position, ajoute-il, c'est de poursuivre le programme de la même manière, mais si les partenaires veulent négocier, on va négocier."

Le Programme national des travaux d'infrastructures, c'était la grande promesse électorale de Jean Chrétien. Un programme de 6 milliards $ lancé en 1994 et financé à parts égales par Ottawa, les provinces et les municipalités. La suite est sans aucun doute moins généreuse, mais elle arrivera aussi à temps pour la prochaine campagne électorale.


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