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Aperçu: La cuvée 1999 des véhicules concepts...
Discovery Series II : une
refonte complète, mais discrète... Par Jacques Duval
Même si les Land Rover sont toujours associés aux expéditions les plus exotiques et les plus audacieuses, cela ne signifie pas pour autant que ce tout terrain d'origine britannique possède une fiabilité à tout casser. En fait, il fallait être doublement audacieux pour s'aventurer en forêt au volant d'un Discovery car ce dernier a été affligé au cours des dernières années d'une mécanique capricieuse. D'ailleurs, lors d'un voyage de presse en compagnie d'un spécialiste de la maison J.D. Powers, celui-ci m'a avoué qu'il s'agissait d'un des pires véhicules sur le marché côté fiabilité. Même les Britanniques ne se privent pas pour faire toutes sortes de blagues sur le "Disco", dont rouage d'entraînement autodestructeur est devenu légendaire au pays de Charles et Camilla. Mieux encore, même les grands patrons de BMW, devenu propriétaire de Land Rover au milieu de la décennie, ont fustigé publiquement le manque de sérieux des produits Land Rover. BMW a d'ailleurs ouvert ses coffres et doté sa filiale de moyens plus importants pour corriger ces lacunes. C'est dans ce contexte qu'entre en scène le Discovery Series II, entièrement revu et doté d'éléments techniques innovateurs destinés à améliorer non seulement ses prestations en conduite hors route mais également sur la route.
Fini le mal de mer Dans sa version précédente, le Discovery roulait et tanguait lorsqu'on roulait sur une route sinueuse. Heureusement, cette nouvelle génération bénéficie d'un comportement routier qui s'est de beaucoup amélioré. Non seulement la direction n'a plus le vague à l'âme de jadis, mais l'important roulis en virage est grandement atténué. Il est même possible de commander en option le système ACE, ou Active Cornering Enhancement. Ce mécanisme permet de contrôler le roulis en faisant appel à des leviers hydrauliques en remplacement des barres antiroulis avant. Des capteurs détectent toute inclinaison supérieure à quatre degrés, un module de contrôle électronique analyse la vitesse du véhicule ainsi que les forces gravitationnelles latérales et transmet le signal approprié aux leviers hydrauliques afin de stabiliser l'inclinaison de la caisse. L'avantage de ce système, par rapport à des barres antirouli plus rigides, est qu'il permet une plus grande articulation des suspensions en conduite hors route et offre ainsi un meilleur contact entre les pneus et le sol accidenté. Toujours au chapitre de la conduite, le vétuste V8 4,0 litres bénéficie des connaissances des ingénieurs de BMW en fait de gestion motorisée. Non seulement sa puissance est maintenant de 188 chevaux, mais il consomme moins. Il est couplé à une boîte automatique à quatre rapports, elle aussi "suggérée" par Munich. Quant à la fiabilité et à la qualité d'assemblage, le Discovery Series II semble être en voie d'éliminer ces problèmes. L'utilisation d'un système électrique plus moderne, une fabrication nettement mieux soignée et des installations manufacturières plus modernes devraient apporter des solutions concrètes. D'ailleurs, les multiples exemplaires confiés aux membres de la presse démontraient une nette amélioration au chapitre de la qualité d'assemblage et il s'agissait de modèles de production initiale. Voilà qui augure bien pour l'avenir.
Rien ne l'arrête Les qualités de véhicule tout terrain du Discovery n'ont jamais été mises en doute. En fait, certains pince-sans-rire ont toujours souligné que seule une panne pouvait arrêter ce 4x4. Compte tenu des améliorations promises au chapitre de la fiabilité, on serait porté à croire que le système de traction intégrale serait demeuré inchangé ou presque. Pourtant, les ingénieurs de Land Rover ont développé un système de contrôle de traction quatre roues motrices plus ou moins semblable à celui de Mercedes sur la ML 320. En effet, le système détecte tout patinage des roues et rétablit la traction par une application sélective des freins. Il suffit qu'une seule roue bénéficie d'une certaine adhérence pour que le Discovery Series II puisse continuer à avancer. Une autre assistance électronique au pilotage est le système HDC ou Hill Descent Control qui limite la vitesse de descente en mode "Lo" entre 6 et 12 km/h selon le rapport de boîte choisi. Et si jamais cette panoplie de systèmes venait à flancher, un mécanisme de distribution électronique des forces de freinage ou EBD viendra tempérer les ardeurs de ce gros costaud. Lors de la présentation de ce modèle, les représentants de Land Rover n'ont pas craint de confronter leurs véhicules à des conditions très difficiles et tous les obstacles ont été négociés avec aplomb. Même une chèvre de montagne aurait de la difficulté à suivre un Discovery Series II piloté par un spécialiste.
Conclusion Plus spacieux, révisé sur le plan esthétique, mieux assemblé, proposant de multiples exclusivités technologiques et plus agréable à piloter qu'auparavant, le nouveau Land Rover Discovery Series II possède les éléments voulus pour tenir la dragée haute à tous les utilitaires sports de luxe.
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